Dimanche 19 août

Assise dans un fauteuil en osier, les pieds nus dans l’herbe, des cigales … au calme.

Des souvenirs qui remontent, début juillet, la fin de l’année scolaire, les adieux au collectif, mes larmes. Les trente rendez-vous avec chaque enfant et ses parents. La surprise de les entendre, tour à tour, manifester leurs gratitudes. « C’est la première année que Margot invitent des copines de sa classe à son anniversaire. C’est lié à ce qui s’est passé dans cette classe ». Un « Merci d’avoir osé faire le grand saut, notre fils a vécu une de ses plus belles années scolaires », ce « J’avais un doute sur votre méthode en début d’année et j’ai vu que mon fils avait suivi les apprentissages et s’était épanoui », des « Notre enfant a pris confiance en lui ».
Plus d’évaluations, de notations, de punitions, de récompenses, des temps de classe dédiés à l’empathie, une pédagogie différente et des parents qui adhèrent.

Rassurée. Pleine d’élan.

A présent, debout dans le jardin, sous l’effet de l’écriture de ces quelques lignes. Mes pieds ancrés dans la terre. Comme une énergie qui est là, plus que jamais prête à continuer l’expérience.
Dans quelques semaines: vingt-huit enfants, une adulte, la création d’un nouveau collectif. Un mélange d’enthousiasme, de curiosité et d’excitation. Ma soif d’apprendre, d’expérimenter aussi.

Cette passion d’exercer ce métier, de retour depuis un an.

Heureuse.